La jeune fille vendue & Izkar : deux drames komis de T’ima Veń

Un grand classique de la littérature komie vient de paraître en édition bilingue komi-français :

Ćistaľov T’ima Veń : La jeune fille vendue, suivi de Izkar, deux drames traduits du komi par Sébastien Cagnoli.

Un mariage en Komi, c’est loin d’être une partie de plaisir. La jeune fille est marchandée, arrachée à sa famille, et elle n’a plus devant elle qu’une vie de misère et de souffrance. Dans ce drame musical de 1936, Ćistaľov T’ima Veń (1890-1939) fouille dans les traditions komies pour perpétuer un patrimoine culturel aussi riche au niveau poétique que cruel sur le plan humain et social. Avec espérance, il signe ainsi un hymne à la femme émancipée.

        « Ô soleil, ô ma mère, ô toi qui m’as nourrie…           Tu m’as portée longtemps, sans bonheur mise au monde…
        Tu me voulais près de toi, mais tu m’envoyas au loin…         J’y ai vécu un an et n’ai point vu ma mère.         J’y ai vécu deux ans et n’ai point vu ma mère.         J’y ai vécu trois ans et suis partie la voir.         À travers la forêt, par la vaste clairière…         À mon arrivée, ma mère n’a point reconnu sa fille. »

Du même auteur, on trouvera en complément un drame historique de 1926 évoquant la résistance des anciens Komis face à l’envahisseur moscovite : « Vous ne pouvez pas détruire les Komis ! D’autres nous survivront ! »

Couverture souple. 166 pages. ISBN : 9782322662180. Éditeur : BoD - Books on Demand.